Le 27 eme congrès de l’Union postale universelle (UPU) a pris fin le vendredi 27 août 2021 dans la capitale économique ivoirienne par une cérémonie officielle présidée par Patrick Jérôme ACHI, Premier ministre de la république de Côte d’Ivoire.

Il a rappelé le rendez-vous raté de 2004 dont le souvenir est toujours douloureux dans l’esprit des Ivoiriens. Fort heureusement, a indiqué le premier ministre, la Côte d’Ivoire a accueilli le Congrès pour honorer l’Afrique.

A l’heure du bilan, la Côte d’Ivoire et l’Afrique , peuvent et doivent se réjouir de la qualité de l’organisation de ce 27 eme congrès. Et pour cause ! Ce congrès de l’UPU est un évènement majeur qui se tient pour la deuxième fois sur le continent africain. Le succès est d’autant plus appréciable que le pays hôte devait faire face à plusieurs défis. Le premier était incontestablement, la COVD 19. Les autres sont, l’organisation d’une part en digitale (zéro papier) et d’autre part, la tenue en mode hybride du congrès. Le moindre qu’on puisse noter c’est que le slogan, l’Afrique vous invite, la Côte d’Ivoire vous reçoit’’, a été une réalité.

Effectivement, la mission a été pleinement accomplie. Les délégués ont travaillé dans de bonnes conditions qui leur ont permis d’épuiser tous les points inscrits à l’ordre du jour. Ainsi l’Union postale universelle a pu mettre en place ses instances dirigeantes, c’est-à-dire, le président du Conseil d’administration de l’UPU, le directeur général du Bureau international et le vice-directeur général et le président du Conseil d’exploitation postale. Ceci expliquant cela, les orateurs du jour n’ont pas tari d’éloges à l’endroit de la Côte d’Ivoire. Ce fut le cas notamment du Directeur général et du vice-directeur général de l’UPU respectivement, Bishar A. Hussein et Pascal Clivaz ; de même que l’ensemble des orateurs.

Le Burkina Faso a pris une part active à ce congrès et a de bonnes raisons d’être satisfait de sa participation. En effet, le pays des hommes intègres a réussi son pari d’être élu membre du Conseil d’exploitation postale. Par ailleurs, il a participé aux débats au sein des différentes commissions.

Cette réussite du pays des hommes intègres tient du fait de la création d’un comité de proposition de la candidature et surtout, la mise sur pied d’une organisation minutieuse pour porter et défendre cette candidature. C’est Hadja Fatimata Ouattara, ministre de l’économie numérique, de la poste et de la transformation digitale qui a assuré la coordination du comité de soutien. A ce titre, elle a donné les grandes orientations et l’élan nécessaire à l’équipe.

La présidence du comité de soutien était assurée par Tontama Charles Millogo, président du Conseil de régulation de régulation des communications électroniques et des postes. C’est sur ses épaules que reposait l’élaboration de la stratégie et des tactiques. Les membres de l’équipe issus du ministère en charge de l’économie ; de celui en charge des affaires étrangères ; de l’Autorité de régulation et de la Poste Burkina ont adhéré à cette démarche. De réunions en concertations, les membres du comité ont pu trouver la meilleure approche payante pour donner au pays des hommes intègres, cette belle victoire. C’est une harmonie qui inspirera certainement pour relever avec succès les autres défis du Burkina.

Le congrès d’Abidjan referme ses portes, avec à la clef, l’adoption de la stratégie postale d’Abidjan pour le développement des services postaux à travers le monde.

La fin des travaux de ce 27 eme congrès établit du même coup, la passerelle pour 2025 à Dubaï, aux Emirats arabes unis, lieu du prochain grand rendez-vous pour le monde postal.