Addis Abébas, la capitale éthiopienne accueille depuis ce lundi 03 septembre 2018, le deuxième congrès extraordinaire de l’Union postale universelle. Les travaux se tiennent dans la salle plénière Nelson Mandela du Centre de conférence de l’Union africaine de Addis Abébas. La tenue de ce deuxième Congrès extraordinaire fait partie du processus de réforme de l’Union destiné à améliorer et à accélérer les procédures décisionnelles au sein de l’Union et à assurer sa viabilité financière.
C’est le Président de la république démocratique fédérale d’Ethiopie, Mulatu Teshome, qui a prononcé le discours d’ouverture en présence de plusieurs centaines de délégués venus des cinq continents. Il a considéré ce Congrès, comme l’un des plus importants de l’histoire de l’UPU qui pourra jeter les bases d’un avenir meilleur pour l’activité postale.

Le directeur général de l’Union postale universelle, Bishar Abdirahman Hussein, a pour sa part a rappelé aux congressistes que dans un contexte de défis sans précédent que doit relever le secteur postal, et compte tenu du besoin évident de moderniser, de diversifier et de mieux répondre aux besoins de la clientèle, il faut définir une orientation politique pour les cadres réglementaires et apporter des conseils sur des méthodes de financement durable afin de rendre les postes plus compétitives et rentables. Le directeur général a particulièrement appelé à l’esprit de compromis et de consensus pour préserver l’avenir du réseau postal international.

Les autres intervenants que sont le président du conseil d’administration de l’UPU, Kenan Bozgeyik et le ministre éthiopien de la communication et des technologies de l’information, Ubah Mohammed Hussien, ont rappelé aux participants que le secteur postal doit assumer les changements pour se diversifier et se moderniser.

Ce congrès, deuxième du genre depuis la création de l’UPU, le 9 octobre 1874 se tient pour résoudre d’urgentes questions qui concernent le secteur postal. Aussi cinq grands points sont ils inscrits à l’ordre du jour des travaux, que sont la mise en œuvre du plan d’intégration des produits et du plan de rémunération intégrée ; la réforme de l’Union ; la réforme du système de contribution de l’UPU et la Caisse de prévoyance.
Des points qui intéressent à plus d’un titre les postes africaines. Le Burkina Faso y prend part pour donc défendre ses intérêts, mais aussi ceux de tout le continent. En effet, depuis le mois de mai dernier, c’est le pays des hommes intègres qui assume les fonctions de président du Conseil d’administration de l’Union panafricaine des postes (UPAP). Les débats promettent d’être âpres notamment sur la réforme de l’ Union et sur les contributions financières des pays membres. C’est assurément, le congrès des grandes décisions.
Notons aussi que les 6 et 7 septembre, les ministres en charge du secteur postal, les responsables des autorités de régulation et des représentants d’organismes intergouvernementaux se réuniront en conférence stratégique ministérielle pour discuter de tous les défis du secteur postal.
La délégation du Burkina Faso, conduite par Tontama Charles Millogo, président de l’ARCEP, est composée de représentants du ministère de développement de l’économie numérique et des postes ; de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes et de la Société nationale des postes.
L’Union postale universelle est une institution spécialisée de l’Organisation des nations dont l’objectif est de favoriser le bon développement et la coopération des différents systèmes postaux du monde.