L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) organise, du 27 au 30 juillet 2021 à Koudougou, des journées d’échanges sur les cadres juridiques des secteurs de communications électroniques et des postes à l’attention des acteurs du monde judiciaire. Il s’agit pour le régulateur de permettre aux magistrats et aux agents judiciaires de s’approprier des textes régissant le secteur des communications électroniques. 

Depuis 2017, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) organise des journées d’échanges sur les cadres juridiques des secteurs des communications électroniques et des postes avec les acteurs du monde judiciaire. Elles constituent un des cadres d’information et de communication à l’endroit des parties intéressées pertinentes après les journées postales organisées aussi annuellement.

 

 

Cette année, le même exercice est fait au profit de 55 magistrats et 5 agents judicaires. Durant 4 jours donc, ces acteurs du secteur de la justice bénéficieront d’une session de formation à Koudougou pour mieux s’imprégner des textes régissant les communications électroniques et des postes au Burkina Faso.

Le président de l’ARCEP, Tontama Charles Millogo, est revenu sur l’importance d’outiller les acteurs du monde judicaire. « Il convenait que les missions et attributions de l’ARCEP fassent l’objet d’échanges avec les magistrats qui pourront à cette occasion nous aider à prendre de meilleures décisions dans les secteurs des communications électroniques et des postes », a-t-il indiqué dans son discours.

Il s’agit de permettre donc aux magistrats de s’approprier des textes régissant les secteurs des communications électroniques et des postes afin d’améliorer les procédures à l’interne afin d’éviter que les décisions soient remises en cause par les tribunaux.

 

Cette session de formation a connu une cérémonie officielle d’ouverture présidée par le Secrétaire général du ministère de la justice des droits humains et de la promotion civique, Théophile Sawadogo. Il a souligné que les journées d’échanges ont permis de partager avec les acteurs du monde judiciaire la réglementation applicable auxdits secteurs et de recueillir les difficultés auxquelles ils sont confrontés lorsqu’ils sont saisis pour des dossiers sur ces secteurs.

Il a rappelé que depuis 2017, ces journées d’échanges ont permis à 253 magistrats de disposer des supports de lois et règlements qui encadrent les secteurs que l’ARCEP régule.

Et pour l’ARCEP l’objectif à terme est d’outiller près de 700 magistrats.

 

En rappel et pour ces quatre jours, plusieurs thématiques seront abordées. Elles devraient permettre d’en savoir plus sur les aspects techniques et technologiques des communications électroniques, la gouvernance de l’écosystème des communications électroniques et des postes et les problématiques liées au déploiement des réseaux.