Ambiance de fête au Centre de formation professionnelle industrielle (CFPI) de Bobo-Dioulasso, en ce jeudi 02 décembre 2021. Et pour cause, la cérémonie officielle de fin de formation et de remise de kits aux apprenants. Le CFPI pour la circonstance, a mis les petits plats dans les grands pour donner à l’évènement, l’éclat qu’il faut. Dans sa dynamique, l’administration du CFPI a été accompagnée par les autorités nationales et régionales qui y ont pris une part active. En effet, la cérémonie de remise de kit a été présidée par la ministre de l’économie numérique, des postes et de la transformation digitale, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon. C’est dans ce cadre qu’accompagnaient le gouverneur de la région des Hauts bassins et de nombreux responsables administratifs et politiques.

Les officiels de la cérémonie

Quatre allocutions ont ponctué la cérémonie officielle. La première, faite par Bakary Millogo, Directeur général du Centre a consisté à une présentation du projet et des conditions de réalisation de la formation. Il n’a pas manqué de remercier l’ARCEP pour cet accompagnement. A sa suite, le représentant des apprenants, Yacouba César Ouattara, a, au nom de tous les bénéficiaires, salué les initiateurs de la formation. A l’en croire, durant la formation, ils ont reçu les rudiments nécessaires pouvant leur permettre de créer leurs propres ateliers.

Le Président de l’ARCEP se confiant aux média

En prenant la parole, le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a d’abord fait le constat selon lequel, les ménages qui possèdent un téléphone portable ou mobile sur le continent sont désormais plus nombreux que ceux qui ont accès à l’électricité ou encore à l’eau potable. Et le Burkina Faso avec ses 23 466 416 d’abonnements n’est pas en marge de cette évolution. C’est pour soutenir cette dynamique, en permettant à toutes les catégories sociales du Burkina de posséder un terminal, que l’ARCEP a décidé de former ces jeunes évoluant dans le secteur informel des TIC.

« Le téléphone portable fait partie de notre quotidien. Tout se fait à partir de téléphone. Il est donc important que cette transformation digitale dans laquelle nous nous lançons puisse être accompagnée. A travers ces formations, nous voulons mettre à la disposition des utilisateurs de téléphones portables des centres de réparation professionnels. Nous voulons aussi amener les jeunes à s’auto-employer en leur permettant de s’installer dans leurs localités », a expliqué le président de l’ARCEP, Tontama Charles Millogo. Le président Millogo s’est réjoui de ces résultats et cette disposition des impétrants à œuvrer désormais pour se prendre en charge et employer d’autres personnes. C’est fort de cela qu’il soutiendra le renouvellement de ce projet en vue de former le plus grand nombre de jeunes du Burkina Faso.

La ministre de l’économie numérique durant son allocution

Prenant en dernier la parole, la ministre en charge de l’économie, présidente de la cérémonie, a indiqué que le taux de pénétration de mobile au Burkina est de 102%. Ce qui signifie que tous les Burkinabè possèdent au moins un téléphone portable. Les télécommunications, surtout le mobile est un secteur d’avenir. C’est le secteur où, selon elle, l’Afrique fait mieux que les autres continents. C’est pourquoi, elle a apprécié la formation à sa juste valeur. « Cette formation est la bienvenue. Elle va permettre de doter ces jeunes de connaissances et de kits, afin de leur permettre de se constituer en entreprise et de recruter d’autres jeunes. Ce qui permettra de créer de l’emploi », s’est-elle réjouie.

Soutenir la transformation digitale au Burkina Faso

 

En rappel, ce sont au total 112 jeunes, issus de cinq régions du Burkina Faso, à être formés au métier de réparation de terminaux TIC. En fin de formation, ces apprenants ont reçu ce jeudi 2 décembre 2021, leur attestation ainsi que des kits de travail, pour s’auto prendre en charge.

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), à travers le Fonds pour l’accès et le service universel, a réalisé une série de formations pour renforcer les capacités des jeunes et permettre ainsi la promotion des communications électroniques et la lutte contre le chômage.

Le Directeur Général du CFPI-B posant avec un impétrant

C’est à ce titre qu’elle a initié et financé la formation de trois cent personnes évoluant dans le secteur informel des TIC dans les différentes régions du Burkina. Les bénéficiaires, répartis entre les centres de formation professionnelle de Bobo-Dioulasso, de Ouagadougou et Ziniaré, sont formés au métier de la réparation des terminaux TIC (toutes les marques de téléphones portables simples, smartphones, tablettes, PC, TV).

Les officiels pausant avec quelques formés

Pour assurer la formation, l’Autorité de régulation a fait confiance aux structures spécialisées du ministère en charge de la jeunesse et de l’emploi, dont le Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso (CFPI-B). Ce centre a pu ainsi assurer la formation de 112 des 300 jeunes à former. Les apprenants de ce centre viennent des régions des Hauts-Bassins, des Cascades, du Sud-Ouest, du Centre-Ouest et de la Boucle du Mouhoun. Ils ont été outillés sur les généralités sur les terminaux TIC, leur entretien et leur réparation, ainsi que sur la protection de l’environnement et l’entrepreneuriat.

Cette cérémonie est organisée pour remettre à ces jeunes en fin de formation, des kits de réparation de terminaux TIC. Ces kits sont des outils de démarrage en vue d’une aide à la création de leurs propres ateliers de réparation dans leurs localités respectives. Cette cérémonie de remise de kits intervient un mois après celle de Ouagadougou qui a permis également de remettre des kits aux apprenants en fin de formation.