A l’initiative de l’ARCEP, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, des associations de défense de consommateurs sont réunies à Koudougpu, du 05 au 07 octobre 2020. Trois jours durant, ces défenseurs de la cause des consommateurs se familiariseront avec l’environnement des communications électroniques.

Dans son mot de bienvenue, Salamata Rouamba, Directrice de la régulation des marchés fixe et mobile s’est félicité de la tenue effective de cet atelier et a indiqué que l’ARCEP, consciente que toutes les problématiques ne peuvent être abordées en une seule rencontre travaille à pérenniser ce cadre d’échanges en rééditant d’autres ateliers,.

En ouvrant les travaux, Sibiri Jean Michel Ouattara, Secrétaire général de l’ARCEP, a d’emblée rappelé que pour l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, les consommateurs sont des partenaires de premier plan.

En effet, a-t ’il dit, avec plus de 19 millions d’abonnés, les consommateurs sont une masse critique dont les aspirations, du reste légitimes, doivent être prises en compte.

Dans une brève présentation de l’autorité de régulation, le Secrétaire général a expliqué que l’ARCEP tire ses prérogatives et ses attributions de quatre lois qui sont la loi portant réglementation des services et des transactions électroniques au Burkina Faso ; la loi portant réglementation de la gestion des noms de domaine sous le domaine de premier niveau.bf ; la loi portant modification de la loi n° 061-2008/AN et enfin le texte de loi portant réglementation générale des activités postales au Burkina Faso.

Dans l’accomplissement de ces missions, l’ARCEP veille d’une part, au respect des règles d’entrée des acteurs sur le marché des communications électroniques et d’autre part, au respect par les acteurs des règles qui régissent les activités du secteur des communications électroniques et des postes.

Dans le processus d’élaboration de cahiers de charges des opérateurs de téléphonie, Sibiri Jean Michel Ouattara a dit ceux-ci  sont élaborés par l’ARCEP avec permanemment à l’esprit, la défense des intérêts des consommateurs, donc de la qualité et de la disponibilité des services de communications économiques.

Et pour s’assurer du respect des dispositions de ces cahiers des charges, l’Autorité de régulation procède régulièrement à des contrôles de conformité qui peuvent aboutir à des sanctions contre les opérateurs.

On note également que conformément à ses objectifs, l’Autorité de régulation initie des enquêtes pour évaluer les habitudes d’achat et les comportements des utilisateurs des réseaux et pour évaluer les perceptions des consommateurs à l’égard de la qualité du service commercial de leurs opérateurs. Elles permettent également de procéder à l’évaluation des perceptions des utilisateurs à l’égard de la qualité du service technique, de la tarification des services.

L’atelier de Koudougou sera un créneau pour les participants de s’informer sur les missions et prérogatives des acteurs de l’écosystème des communications électroniques et en particulier de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes et de créer des cadres d’échanges et d’interactivité cet atelier est donc un cadre propice d’échanges sur les préoccupations des associations des consommateurs. En rappel, une quarantaine de participants prennent part à cet atelier. Ils sont issus de six associations que sont l’Association Burkinabé des consommateurs de communications électroniques (ABCE) ; l’association des consommateurs du Burkina (ACB) ; l’association Vigi-consommateurs ; l’Association Yam-Poukri ; la ligue des consommateurs du Burkina (LCB) et  l’organisation des consommateurs du Burkina (OCB). L’ARCEP veut donc à travers cette rencontre de Koudougou, briser le mur d’incompréhensions avec les consommateurs.