Mieux faire connaitre les communications électroniques et leurs défis au Burkina Faso, telle a été la raison qui a conduit une délégation de l’ARCEP, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes à Gaoua, chef-lieu de la région du Sud-Ouest.

En effet, à la demande de l’exécutif du conseil régional de cette localité, une équipe de l’ARCEP a fait une série de communications aux conseillers régionaux, réunis en session ordinaire.

Cinq thèmes ont été développés au cours des travaux par Salamata Rouamba, Directrice de la régulation des communications électroniques et des postes accompagnée de son équipe, en présence des opérateurs.

Il s’agit de:

  • gouvernance des secteurs des Communications électroniques et des postes : cadre juridique et institutionnel, rôle et Mission des différents acteurs de l’écosystème;
  • couverture du territoire national en réseaux et service de communications électroniques : état des lieux de la couverture, défis et contribution du Fonds d’accès au service universel (FSU) à l’inclusion numérique;
  • construction des sites radioélectriques et autres infrastructures de communications électroniques au Burkina Faso : Obligations et Procédures de réalisation des études d’impact environnemental et social;
  • construction des sites radioélectriques et autres infrastructures de communications électroniques au Burkina Faso : généralités sur les ondes électromagnétiques et les actions de l’ARCEP dans la protection des populations contre les rayonnements non ionisants (RNI);
  • offres de produits & services, tarification et information du client : présentation des offres de produits et services (cycle de vie des abonnés, classes de services et règles de facturation des différents comptes, etc.) et moyens de communication pour information et l’accès du client aux détails des offres disponibles et modalités de souscription.

Les échanges qui ont suivi ces exposés ont permis aux participants d’exprimer leurs besoins en terme de couverture géographique et très étendue des réseaux. A ce sujet, la province du Noumbiel a été la plus mise en avant en terme d’attente en couverture réseau. Cela n’occulte pas la nécessité d’avoir une couverture alliée à la qualité en vue d’une satisfaction pleine et entière des populations. Les conseillers au nom des populations à la base ont suggéré de faire de la télécommunication des facteurs clés de lutte contre l’insécurité et de cohésion au sein des populations. La priorité pour elles serait de couvrir les zones frontalières. Prenant la parole, les représentants de l’ARCEP ont réaffirmé la disponibilité de l’ARCEP à œuvrer pour connecter les non connectés. A l’occasion l’information a été donnée sur le début des travaux de couverture de 183 villages dans les jours à venir. Une dizaine de localités seront concernées dans la région du Sud-Ouest. Cette initiative est prise dans le cadre du Fonds d’accès au service universel.

Par cet exercice pédagogique, l’ARCEP veut interpeller lu public sur le fait que le développement optimum des télécommunications incombe à tous.

Les conseillers municipaux l’ont compris et retenu. C’est fort de cela qu’ils ont promis d’être les relais auprès des populations en vue de l’adhésion de tous à la mise en œuvre des actions de déploiement des dispositifs et moyens de télécommunications.