L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a initié les 15 et 16 décembre 20116, un séminaire de lutte contre les brouillages des fréquences radioélectriques dans notre pays. Cette rencontre fait suite au constat établi par les principaux acteurs que certains utilisateurs causaient des brouillages source d’insécurité pour les autres.

Deux jours durant, quelques quarante-huit participants issus d’une quinzaine de structures ont pris part à cette rencontre. A l’ouverture des travaux, Tontama Charles Millogo, président du Conseil  de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a rappelé que le spectre radiofréquence est une ressource limitée et un bien public qui doit donc être géré efficacement pour le bénéfice de l’ensemble de la collectivité. Par conséquent, Il convient de le repartir au mieux entre les différents utilisateurs. Les manquements aux normes d’utilisation des fréquences entrainent des brouillages inacceptables. Pour le président de l’ARCEP, la sensibilisation et l’information sont des armes que son institution utilise pour combattre le phénomène. C’est pourquoi, dans son allocution d’ouverture, il a dit que ‘’ ce séminaire sur la lutte contre les brouillages des fréquences se veut donc une plateforme d’échanges entre les différents acteurs sur les enjeux cruciaux de l’utilisation des fréquences selon les règles et sur l’importance de la gestion et de la protection des fréquences contre les brouillages, notamment ceux affectant les stations aéronautiques’’.

Au cours des deux jours, les participants ont échangé entre autres sur les thèmes aussi variés comme le cadre législatif et réglementaire qui sous-tend la gestion des fréquences ; les principes de gestion des fréquences notamment les procédures applicables à la gestion du spectre et à l’homologation des équipements radioélectriques ; les différentes mesures et actions de lutte contre les brouillages. En somme, sur les enjeux cruciaux de l’utilisation des fréquences et sur l’importance de la gestion et de la protection des fréquences contre les brouillages, notamment ceux affectant les stations aéronautiques.

La qualité des communications et la compétence des présentateurs ont permis une bonne compréhension des sujets évoqués avec à la clef l’adoption d’une série de six recommandations dont la mise en œuvre, si elle ne règle pas définitivement cette question d’interférence, résoudra l’essentiel.  Les séminaristes ont été surtout enrichis par la diversité de la provenance des 45 participants. En effet, ils sont issus de 18 structures tant du public que du privé mais aussi autorités et utilisatrices.

Sans nul doute qu’ainsi informés, les acteurs auront désormais la culture de l’utilisation des fréquences selon les règles.

Pour sa part, le président de l’ARCEP qui a clôturé les travaux s’est engagé à mettre en œuvre les  six recommandations adoptées au cours du séminaire.

Le succès de cette première rencontre augure des autres séminaires pour ne pas baisser la garde. Ce type de rencontres pourrait même être institutionnalisé.

En rappel, ce séminaire a été organisé en concertation avec des institutions comme l’UIT, l’OACI, le CSC, l’ANAC et l’ASECNA qui ont, chacune, développé des thématiques appropriés sur les enjeux de la protection des fréquences contre les brouillages et les mesures de protections des fréquences.