L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP)  tient depuis le  06 novembre 2017 des journées d’échanges sur les cadres juridiques des secteurs des communications électroniques et des postes. Prévues pour durer jusqu’au 08 novembre, ces journées sont destinées aux magistrats relevant de la juridiction de la Cour d’Appel de Bobo Dioulasso.

L’intention première de l’Autorité de régulation à travers ces journées est de présenter la spécificité du secteur des communications électroniques et des postes à travers les innovations techniques permanentes qui caractérisent ce secteur. Il s’agit aussi de recueillir les difficultés auxquelles les magistrats sont confrontés dans l’exercice de leurs fonctions sur ce secteur. En somme, il s’agit de permettre à l’institution judiciaire et à l’Autorité de régulation de mieux comprendre les décisions que chacune rend.

En ouvrant les travaux, le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, Tontama Charles Millogo a indiqué que son institution souhaitait qu’avec la tenue de ces journées, ‘’ les missions et attributions de l’ARCEP fassent l’objet d’échanges avec les magistrats qui pourront à cette occasion nous aider à prendre de meilleures décisions dans les secteurs des communications électroniques et des postes’’.  Le président  Millogo est convaincu qu’en agissant ainsi, c’est un  service qui est rendu  à l’ensemble des Burkinabè qui sont tous concernés par cette question des communications électroniques et des postes. Il a aussi rappelé qu’aujourd’hui, l’économie numérique est un outil de développement dans tous les pays du monde et le Burkina Faso n’y échappe pas.

En effet, le pays des hommes intègres compte environ 13 millions d’abonnements pour une population estimée à 19 millions d’habitants. Le président de l’ARCEP a aussi rappelé que son institution attendait beaucoup de ces échanges qui  auront un impact positif sur la façon de travailler de l’ARCEP Alors, a-t-il indiqué, ‘’l’impact du judiciaire sur le développement des communications électroniques est indéniable. Aussi curieux que cela puisse paraitre, vous êtes un levier dans le développement des communications électroniques. A titre d’exemple, c’est de vos décisions que dépend parfois la qualité de service offert par les opérateurs, voire leur politique de déploiement des infrastructures’’.

Au cours de ces trois jours de travaux, il sera essentiellement question des aspects techniques et technologiques des communications électroniques ; de la gouvernance de l’écosystème des communications électroniques et des postes et les problématiques liées au déploiement des réseaux. Pour réaliser cette activité, l’ARCEP est accompagnée par le ministère du développement de l’économie numérique et des postes ;  la commission de l’Informatique et des libertés ;  l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), et les opérateurs de téléphonie. Ces types de rencontres seront reproduits dans d’autres localités pour d’une part, consolider la collaboration entre l’ARCEP, le pouvoir judiciaire et les autres institutions publiques et d’autre part permettre aux magistrats de s’approprier les textes régissant les secteurs des communications électroniques et des postes. Ils doivent également être un cadre qui favorisera l’échange et le partage d’expériences. Ainsi donc, après Bobo Dioulasso, L’ARCEP projette la tenue des sessions de la même nature à Tenkodogo du 20 au 22 novembre et à Ouagadougou du 04 au 06 décembre 2017.  Pour l’ensemble de ces sessions, les thématiques abordées porteront  entre autres sur l’écosystème et la gouvernance des communications électroniques ;  un aperçu du cahier des charges des opérateurs ; un rappel des missions et attributions de l’ARCEP ; le commerce électronique et la sécurité des systèmes d’information au Burkina Faso ;  le marché postal et la problématique des donnés à caractère personnel.