Engagé par le protocole d’accord signé à Abidjan en Côte d’Ivoire le 28 novembre dernier, le Président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a initié une rencontre avec les opérateurs de téléphonie de notre pays. C’était le jeudi 15 décembre dernier. Objectif, se mettre au travail pour être au rendez-vous du free roaming en mars 2017.

A cette rencontre, l’ensemble des opérateurs ont répondu présents. Le président de l’ARCEP, Tontama Charles Millogo, a, dans son mot introductif, rappelé que le projet ‘’free roaming’’ dont il est question, découle de la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de SMART AFRICA de réussir l’intégration des peuples à travers les communications électroniques. La question a été évoquée par les chefs d’Etat convaincus que les TICs peuvent jouer un rôle d’union entre les populations des différents pays. Cette idée a été reprise par la CEDEAO surtout après les résultats probants de l’Afrique de l’Est. Le G5 SAHEL qui regroupe le Burkina Le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Tchad a également convaincu du bien-fondé de cette initiative.

 

Assurément, les politiques veulent briser la barrière des tarifs d’appels en roaming qui freinent les communications entre les citoyens. C’est pourquoi, ils ont instruit les ministres en charge de l’économie numérique de prendre les dispositions nécessaires à la mise en œuvre de ce projet. Acteurs principaux de free roaming, c’est véritablement aux opérateurs et aux régulateurs que revient la lourde mission de concrétiser cette volonté politique en actes. Le président de l’ARCEP s’est dit convaincu que techniquement, il n’y avait pas de difficultés particulièrement car des opérateurs dans leurs réseaux ont déjà implanté le free roaming entre leurs clients de plusieurs pays.

Les six régulateurs ouest africains réunis à Abidjan le 28 novembre ont clairement indiqué dans leur protocole d’accord que les opérateurs de téléphonie devraient être fortement impliqués dans le projet à travers leur participation dans le comité technique qui sera créé dans chaque Etat à cet effet. Les responsables de Telecel, de l’Onatel et de Airtel ont positivement apprécié l’initiative de la concertation avec le régulateur. Au sujet du projet du free roaming, tout en comprenant son intérêt pour les acteurs publics, ils ont tous souhaité que le projet soit davantage muri afin que toutes les parties prenantes (Etats, opérateurs et abonnés) en tirent le maximum de projets. Les opérateurs ont voulu être davantage informés sur les étapes et les coûts inhérents à la mise en œuvre du projet. Ils ont souhaité que cette activité de free roaming n’expose pas les opérateurs à des déficits. Certains d’entre eux ont indiqué qu’il aurait fallu d’abord intégrer les infrastructures. En tout état de cause, ils ont demandé un temps la réflexion avant la mise en œuvre du projet. Du reste, ont-ils rappelé, comme pour corroborer les propos introductifs du président que la gratuité de la réception d’appel est déjà une réalité entre groupe. Les opérateurs demandent aux Etats de réguler les tarifs de gros.

Ils ont aussi indiqué que l’échéance du 31 mars 2017 était difficile à tenir au regard de toutes les questions préalables à la mise en œuvre du free roaming.

Les opérateurs adhèrent donc à l’initiative du free roaming mais demandent la mise en place par les Etats de politiques pour les encourager.

Le président Millogo a indiqué que le projet n’a nullement l’intention de léser une quelconque partie et que justement le comité technique qui sera mis sur pied aura pour mission essentielle de recenser les obstacles éventuels à la mise en œuvre de ce projet pour que par la concertation, Assurément donc, ce comité technique qui devra être constitué dans les jours à venir est vivement attendu.