Kigali, la capitale Rwandaise a accueilli du 10 au 12 mai 2017, la troisième édition du Sommet Transform Africa, qui, faut-il le rappeler, est un forum annuel pour discuter des initiatives à prendre pour soutenir la révolution numérique africaine.

Au nombre de dirigeants qui ont fait le déplacement pour assister au sommet aux cotés du Président rwandais, Paul Kagamé, hôte du Sommet et Président du Conseil d’Administration de l’Alliance Smart Africa, il y a eu les Présidents Ibrahim Boubacar Keita du Mali, Mamadou Issoufou du Niger,  les Premiers Ministres de Sao Tomé et du Gabon de même que la Vice-présidente de Zambie.

Ce troisième sommet se caractérise d’abord par les statistiques : plus de 4000 participants dont 300 entreprises venant de 80 pays, 50 exposants, 28 chercheurs, plus de 40.000 dollars ont été investis dans des projets au cours de « Transform Africa 2017 » qui a abrité 29 sessions parallèles et ordinaires.

Le Burkina Faso a été représenté à ce sommet par une délégation du ministère en change de la promotion de la femme et par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes. Le président de l’ARCEP, Tontama Charles Millogo a mis cette présence à profit pour échanger avec les responsables de sociétés dans le domaine de l’économie numérique et qui souhaitent investir dans notre pays. Il a présenté les nombreux avantages qu’ils pourraient exploiter pour la réussite de leurs affaires. Ces potentiels investisseurs ont été attentifs aux propos du président Millogo et se sont engagés à effectuer dans les mois à venir des missions pour s’imprégner de la réalité décrite.

Ce troisième sommet a également été riche en engagements forts de la part des Etats africains. Le maitre mot de ce sommet qui est la solidarité a été concrétisé par la signature d’un Mémorandum d’Entente entre le Niger et le Rwanda, en matière de coopération dans les domaines d’information et de communication

Les participants ont eu à cœur de faire de la révolution numérique une belle opportunité pour l’Afrique pour restructurer son économie et lutter contre la pauvreté et les inégalités notamment à l’égard des femmes.

Du reste, une session spéciale s’est tenue sur les Femmes et de Jeunes Filles dans les TIC. Elle a abouti à des recommandations portant notamment, sur l’autonomisation des femmes vivant en milieu rural et urbain, sur les femmes vivant avec des handicapes, sur les filles ayant des compétences numériques et sur l’accélération du mécanisme de parité entre filles et garçons dans l’utilisation des TIC. Incontestablement donc, les TIC renforceront les opportunités en matière d’éducation et de création d’emploi pour les femmes et les jeunes filles.

Par ailleurs, la rencontre de Kigali permettra à l’Afrique d’exploiter sa structure démographique à travers la transformation de son actif démographique en dividende économique. Ce sommet a également été placé sous le thème des ‘’ villes intelligentes’’ avec une participation remarquée de maires de plusieurs villes africaines qui se sont intéressés au développement de villes intelligentes en Afrique en utilisant le pouvoir de la technologie.

L’un des faits marquants de la rencontre de Kigali, est la décision prise par la 5eme réunion du conseil d’administration de Smart Africa, portant notamment sur la stratégie du Réseau Commun Africain et sur les villes intelligentes et durables pour l’Afrique.

Abrité depuis la première édition par le Rwanda, le prochain sommet qui se tiendra en mai 2018 pourrait se tenir dans un autre pays, du moins tel a été le souhait du président Paul Kagamé qui a proposé que les rencontres de Smart Africa soient tournantes entre les pays africains.