Nassau, la capitale des Iles Bahamas, a accueilli du 11 au 14 juillet 2017, la 17 eme édition du Colloque mondial des régulateurs de télécommunication (GSR). Cet important rendez-vous annuel de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) réunit  les organismes de régulation des Télécommunications des 192 pays membres de l’UIT.  Les participants ont réfléchi autour du thème : vivre dans un monde de possibilités numériques. Au cours du conclave, il a également été question des défis de la migration vers la cinquième génération concernant les Technologies de l’information et de la communication avec pour enjeu principal de libérer le potentiel de collaboration entre les différentes parties prenantes pour créer un environnement propice à l’innovation et à l’investissement.

Comme il est de coutume pour les travaux du GSR, il y a eu dans un premier temps, le pré-événement avec plusieurs conférences thématiques qui se sont déroulées le lundi 11 juillet et dans la matinée du mardi 12 juillet. C’est dans ce cadre que le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes du Burkina Faso, Tontama Charles Millogo, a participé à un panel portant sur le thème : comment garantir la fiabilité, la sécurité et la confiance dans les services financiers numériques: une responsabilité collective?
Les panelistes ont principalement évoqué les questions relatives aux grands risques en matière de sécurité, l’instauration et le maintien de la confiance dans les services financiers numériques. Les panelistes se sont aussi interrogés sur les responsabilités des acteurs et précisément sur  quelles mesures les opérateurs, les plates-formes de paiement, les fournisseurs de services et les régulateurs doivent-ils prendre?  Au cours des échanges les participants au panel ont voulu mieux apprendre de l’approche collaborative avec ses avantages et ses limites. Ces débats ont été menés entre autres par Tontama Charles Millogo du Burkina ;  Dražen Lučić de Croatie; Diéméléou Amon Gabriel Bile, de l’ARTCI, Côte d’Ivoire ; Mahmoud Elgowini, de l’Egypte. La présence des régulateurs Ivoirien et Burkinabè à ce panel a permis à l’assistance de comprendre que ces deux pays travaillent main dans la main pour promouvoir l’économie numérique. Le président de l’ARCEP a ainsi expliqué que la collaboration avec le régulateur ivoirien était indispensable. Il a réaffirmé la nécessité d’impliquer le régulateur financier dans la réflexion pour la promotion de la finance numérique. Mieux, il faut aussi faire appel au monde judiciaire pour prendre en charge les questions de sécurité et de fraude. Les autres pré évènement sont entres autres, la tenue d’un dialogue mondial sur l’inclusion financière numérique axé sur la cybersécurité, la réunion des associations régionales de régulateurs et la réunion des directeurs de la réglementation du secteur privé.

Les travaux de la 17 eme session du GSR proprement dits ont commencé le 12 juillet dans l’après midi sous la présidence du Premier ministre de la communauté des Bahamas, Hubert Minnis, en présence des responsables de l’Union internationale des télécommunications dont le secrétaire général, Houlin Zhao et le Directeur du Bureau de développement, Brahima Sanou qui se sont réjouis de l’intérêt porté par les pays membres au thème de cette 17 eme édition du colloque mondial des régulateurs. L’ouverture des travaux du GSR a servi de tribune pour le Premier ministre pour décliner la politique de son pays en matière de TICs et surtout les actions entreprises pour faire promouvoir l’économie numérique. Il a indiqué que son gouvernement était engagé pour développer un ‘’Bahamas intelligent’’ (SMART Bahamas) en partenariat avec l’Union internationale des télécommunications. Déjà, l’UIT qui a créé l’Île ‘’New Providence’’ comme une «île intelligent » en avril 2016.

Les délégués ont quitté les Îles Bahamas comblés d’avoir posé les jalons pour un univers de tous les possibles numériques. La délégation burkinabè est particulièrement satisfaite des nombreux contacts qu’elle a eus avec les autres pays. Elle s’est enrichie pour avoir donné aux uns certains de ses meilleures pratiques et pour avoir reçu des autres leurs expériences.

Les travaux de Nassau ont été un ensemble d’engagements pris par les régulateurs pour faire du monde, une planète intelligente au service du bien être des populations. Avec le succès de la rencontre de Nassau, les regards sont désormais tournés vers Genève en Suisse où les régulateurs ont rendez-vous pour leur prochain colloque mondial.