Organisée sous l’égide de l’Union africaine des télécommunications, cette rencontre a permis aux administrations africaines de poursuivre l’élaboration de positions communes sur les principales questions qui seront examinées lors de la CMR-27.
Une concertation africaine avant les négociations internationales
La Réunion préparatoire africaine, également appelée African Preparatory Meeting, constitue le cadre régional de concertation sur les sujets inscrits à l’ordre du jour de la Conférence mondiale des radiocommunications.
Elle offre aux pays africains l’occasion de confronter leurs analyses techniques et réglementaires, d’identifier leurs intérêts communs et de coordonner leurs positions avant les négociations menées au sein de l’Union internationale des télécommunications.
Les orientations examinées à Tunis ne sont toutefois pas définitives. Elles pourront évoluer en fonction des études techniques en cours et des prochaines étapes du processus préparatoire.
Trois enjeux importants pour le Burkina Faso et l’Afrique
Les travaux ont notamment porté sur trois sujets présentant un intérêt particulier pour le développement des communications électroniques sur le continent.
Le premier concerne l’accès à de nouvelles bandes de fréquences pour les télécommunications mobiles internationales, qui constituent la base technologique des réseaux 4G et 5G ainsi que de leurs futures évolutions. La disponibilité de ressources spectrales adaptées est essentielle pour répondre à l’augmentation des besoins en connectivité, notamment dans les zones rurales et insuffisamment desservies.
Les discussions ont également abordé la connectivité directe entre satellites et terminaux mobiles, couramment appelée Direct-to-Device. Cette technologie pourrait compléter la couverture des réseaux terrestres dans les zones isolées ou difficiles d’accès. Son déploiement devra cependant être encadré afin d’assurer sa coexistence avec les services existants et de préserver la capacité des États à gérer l’utilisation du spectre sur leur territoire.
Enfin, les participants ont examiné les conditions nécessaires à la protection des services de radiocommunication existants. L’introduction de nouvelles technologies doit tenir compte des infrastructures déjà déployées, des investissements réalisés et des droits reconnus aux administrations par le Règlement des radiocommunications.
Préserver les intérêts nationaux tout en préparant l’avenir
La participation de l’ARCEP a permis de suivre l’évolution des études techniques et réglementaires conduites au sein du Secteur des radiocommunications de l’UIT, d’examiner les contributions présentées et de prendre part aux échanges entre administrations africaines.
Pour le Burkina Faso, l’objectif est de contribuer à des positions africaines conciliant le développement de la connectivité, l’adoption de nouvelles technologies et la protection des ressources spectrales nationales.
Le processus préparatoire se poursuivra au sein de l’UAT et des instances compétentes de l’UIT. Le Burkina Faso continuera d’y prendre part afin de contribuer à la consolidation des positions qui seront défendues par l’Afrique lors de la CMR-27.
À travers cette participation, l’ARCEP réaffirme son engagement en faveur d’une gestion efficace, rationnelle et prospective du spectre radioélectrique, au service de l’innovation et de l’amélioration de la connectivité au Burkina Faso.


Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes















