
Un impératif de souveraineté nationale
Cet atelier s’inscrit en droite ligne des orientations fixées par le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, lors des Assises nationales sur la dématérialisation: moderniser l’administration, stimuler la résilience et accélérer la transformation structurelle de l’économie grâce au potentiel du numérique.
Cependant, comme l’a rappelé le Secrétaire exécutif de l’ARCEP, le camarade Wendlassida Patrice COMPAORE, cette ambition repose entièrement sur des infrastructures physiques. Or, le déploiement de ces équipements fait face à un paradoxe de taille sur le terrain : les populations riveraines s’opposent régulièrement à l’implantation des pylônes en raison d’inquiétudes environnementales ou de désinformation sur les rayonnements non ionisants, pour ensuite déplorer la mauvaise qualité de leur couverture réseau.
Lever les blocages locaux grâce aux collectivités
Face à ces résistances, l’ARCEP a ciblé les délégations spéciales des communes particulièrement touchées par ces difficultés de déploiement, à savoir : Bittou, Koudougou, Loumbila, Ouahigouya, Ouagadougou, Réo et Bobo-Dioulasso.
La cérémonie d’ouverture a mis en lumière le rôle crucial de l’administration locale. Présidée au nom de la Camarade Gouverneure de la région du Guiriko par le Secrétaire général de la province du Houet, le camarade Sombéniwendé NIKIEMA, la rencontre vise à transformer les administrateurs locaux en véritables « ambassadeurs du numérique ». Les autorités locales sont appelées à devenir des facilitateurs, des médiateurs de proximité et des relais d’information pour faire comprendre à leurs administrés l’importance vitale des réseaux.
Un programme dense et une synergie d’acteurs
Pendant les quatre jours de sessions interactives, les participants (administrateurs locaux, représentants du Ministère de la Transition Digitale, de l’Administration Territoriale, de l’Agence Nationale des Évaluations Environnementales – ANEVE, ainsi des opérateurs de la place dont ONATEL SA, Orange BF, Telecel Faso et GVA) plancheront sur plusieurs thématiques majeures :
- Le cadre juridique et institutionnel des communications électroniques ;
- Les servitudes administratives et le droit d’occupation du domaine public routier ;
- Les normes et réalités liées aux rayonnements non ionisants ;
- Les règles environnementales de déploiement et la contribution du Fonds d’Accès et de Service Universel (FASU) à l’inclusion numérique.
En ouvrant ces travaux, qui ont débuté par un hommage appuyé et un soutien réaffirmé aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), l’ARCEP ambitionne de bâtir un pacte solide et durable. L’objectif final reste l’équité des citoyens face au progrès : offrir à chaque Burkinabè, où qu’il se trouve, des services numériques fiables, accessibles et de qualité.


Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes















